|
LIMA
SIERRA DELTA LXVIII
-----------------------------------------------------------------------
Bulletin de propagande de l’association
éponyme. Parution irrégulière. Soixante-huitième édition. Version 04/11/11
11:19 PM.
Contact postal pratiquement inchangé
depuis 1989 ! : Lima Sierra
Delta, B.P. 20039, 75221 Paris cedex 05.
Les admiratrices et les partisans
cyber-dépendants de La
Souris Déglinguée et de toutes ses fraktions, sont invités à
laisser leurs messages publics ou privés sur la page lysergique du Livre des
visages (https://www.facebook.com/LimaSierraDelta), ils peuvent également envoyer leurs courriels à
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
.
Pour plus d’informations sur LSD, ses
actualités et ses concerts en prévision, consultez le site clandestines79 (http://www.clandestines79.fr/) et le forum LSD du site LSD (http://www.la-souris-deglinguee.com/)
-----------------------------------------------------------------------
FUTURAMA :
2011.
5 novembre. Samedi soir. Banlieue de Lyon. À Décines (69150). Au Warm
Audio. LSD en duo acoustique (Tai-Luc & Rikko). Également à
l’affiche : Slaughter & The Dogs (Wayne Barret & J.P. Thollet),
même formule.
Points de vente dans la Capitale des
Gaules :
Dangerhouse- 3 rue Thimonnier - Lyon 1er.
(www.dangerhouse.fr)
Lugh Spirit Tattoo - 5 rue Confort - Lyon
2°
Cyclope (
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
) ou Julien (
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
).
Résa via Paypal:
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
2011.
12 novembre. Samedi soir. Bassin d’Arcachon. La Teste de Buch (33260). Salle Pierre Cravey. Concert de LSD, La
Réplik et Kunty Kywes .
2012.
7 janvier. Samedi soir. Bouches-du-Rhône. Aix-en-Provence. Luynes (13090). Au Korigan.
Concert de LSD, Warrior Kids et West Side Boys.
2012.
27 janvier. Vendredi soir. Meurthe-et-Moselle.
Vandoeuvre-les-Nancy. Concert de LSD.
-----------------------------------------------------------------------
PASSÉ RECOMPOSÉ :
Chronologie d’une Semaine sauvage aux
Combustibles.
2011. 10 octobre.
Lundi matin 10h30.
Rendez-vous avec Jean-Christophe, journaliste au Nouvel Obs pour un entretien
lysergique. En fond sonore, quelques accords de Seul sur la muraille, Khun Sa Blues, même que Pierre, le patron du
rade me dit de chanter plus fort. Je fais comprendre à ce sympathique métis
corso-arménien que j’économise mes polyphonies punks pour ce soir, j’en aurai
bien besoin. Pendant ce temps amplis et batterie sont acheminés vers
le douzième arrondissement après un détour par le Val de Marne et la Seine-Saint-Denis.
Lundi après-midi. 16h, Je
débarque au 14 rue Abel, une fois n'est pas coutume, avec toute une collection
de guitares acoustiques et électriques. Rikko m'a précédé mais il est déjà
reparti avec Sylvain RM chercher l'ampli basse prêté par Mathieu Pragmatiks du
côté de Ménilmontant. Petit repas communautaire au premier étage des Combus, la Cène avant la scène avec pas
mal de convives, entre autres : Jean-Pierre, Jean-Claude, Muzo, Rikko,
Cambouis, Benoît Camera Silens, Manu Camion, Matthieu Drapeau Blanc, Sylvain RM
et moi-même. Pas beaucoup de fourchettes et pas mal de paires de baguettes sur
la table…
Lundi soir. Une
première tournée est offerte aux invités par J.-B. R. le big boss des Éditions
Lorgère Music. Répétition électrique et acoustique en public. Accoudés au bar,
l'arrière petit-neveu de Marcel Cachin, le frère de l'ex-chanteur de
Compartiment Tueurs, un ex-Ted B. Boy de Romainville sans qui une partie du rap
hexagonal de 1990 n'aurait pas eu la même signification. C'était prévu, aucun
des morceaux n'est joué en entier à de rares exceptions près: Romania 1994, de nouveau au
répertoire après en avoir été exclu en 1996 et Relou qui retrouve enfin sa place dans la playlist, petit clin d’œil à Brada Peter qui œuvrait quelques jours
auparavant rue Traversière. La répétition acoustique en public commence par Jeunes Voleurs, je suis d’ailleurs
encore au bar des Combus et le morceau démarre sans moi. Cela sonne très Gibus
1979. Je suis prêt à sortir l’harmonica comme Terkadec (rest in peace). Certains innocents de la Fontaine d'antan étant
dans la salle, la version acoustique de Nostalgique s'impose
naturellement. Soldats Perdus transposé en la mineur est dédié à Cambouis qui
de manière exceptionnelle est au milieu du public et Muzo de nous dire à la fin
de la prestation de la fraktion JC-TL-RK-MNC que c’est la première fois qu’il assiste
à un concert de LSD.
2011. 11 octobre.
Mardi en début
d'après-midi. Petit détour par Ivry-sur-Seine pour chercher un nouvel ampli
basse plus en rapport avec la superficie de la scène qui n'est quand même pas
équivalente à celle de Bercy. La balance de la veille ayant été surtout
électrique et pas suffisamment consacré à la partie acoustique, Benoit a tout
repris tranche par tranche, installé des micros overheads au-dessus de la batterie et amélioré les réglages pour
valoriser le jeu de Jean-Claude qui doit jouer les trois concerts avec des
balais et non pas des baguettes.
Mardi soir. Sandie et
Victoire installe un petit stand de produits culturels lysergiques dans le hall
des Combustibles. Premier concert du « duo acoustique et de ses invités
historiques ». Christian E. avait prévenu, il est donc revenu avec un
photographe qui mitraille à tout va le groupe sur scène et le public dans la
salle. Vous aurez de la lecture, le mois prochain dans VSD, un article sur
trente années de LSD. Pour paraphraser le journaliste partisan déjà nommé,
« “Nos années punk” à vous ». Je démarre Khun Sa Blues par une citation instrumentale de Granadaamok dans une tonalité
différente, comme à la
Librairie Parallèles quelques mois auparavant. C’est
Jean-Claude qui par un roulement très reconnaissable nous téléporte soniquement
dès le deuxième morceau, jusqu’au centre ville d’une capitale passablement
inondée ces derniers temps. Avant cela, j’ai tenu à rappeler l’anecdote
concernant J.C. qui en septembre 1991 n’avait pas participé au tournage du clip
Bangkok en Thaïlande parce qu’il
refusait de prendre l’avion pour s’y rendre, il avait préféré rester à Paris
avec Muzo tandis que moi-même, Rikko et Jean-Pierre et l’équipe technique
étions plus que volontaires pour ce grand voyage. Pour ma part, c’est la
deuxième fois que j’interprète Lima Alpha
India en public, la première fois c’était avec Wundermanu aux Combustibles
au mois de janvier, cette fois-ci la version est moins chantée et plus parlée
et je suis pas mal aidé par les choristes du Centre d’accueil des Français
d’Indochine en face de moi tandis que Rikko tisse un solo de guitare du début
jusqu’à la fin du morceau. C’est alors au tour de Jean-Pierre de monter sur
scène. Ce dernier est fébrile, même pour jouer de la guitare « pas
électrique » et folk de surcroît.
Le résultat de tout ça est très skiffle :
Banlieue Rouge et Marie-France de sonner très
Lonnie Donnegan. Rejouer Run Run Run et
Waiting For The Man plus de trois
décennies plus tard me rappelle les premières répétitions avec Jean-Pierre
entre Porchefontaine et Villacoublay. La version de Paris-Montréal Boogie est forcément très psychotique et Rikko de se
montrer inspiré à la guitare pour jouer ce morceau de rock & roll
lysergique.
2011. 12 octobre.
Mercredi soir. Deuxième
concert du « duo acoustique et de ses invités historiques ». Dans la
salle, Wundermanu et Philippe MAAD. Manu Camion a pris de l’assurance depuis le
premier soir mais il reste toujours attentif surtout au démarrage de I.R.F.C. quand Jean-Claude déboule avec
sa tournerie antillaise très proche de la version originale, comme en 1984.
L’impression d’être de retour au studio Garage avec Bernard Nattier à la
console derrière la vitre, lequel a fait pas mal de chemin entre temps, on peut
lire qu’il est depuis 2002, l’ingéson de Phil Collins ! Comme quoi,
enregistrer deux albums pour LSD, ça peut mener à Genesis, avis aux
amateurs ! Le fait d’enchaîner Femme
Fatale, Tambour et Soleil puis Sunday Morning, c’est presque une idée à
Rikko, histoire de prendre le contrepied de toutes ces années de rock speed et
de tempi rapides et puis parce que l’accélération keupon c’est prévu pour
demain jeudi et samedi aussi. Alors ce soir, c’est cool, et la partie féminine
du public est magnifique. Comme dirait Wynonie Harris à la fin des années 40,
« All she wants to do is rock ! », un fabuleux refrain au rythme
endiablé.
2011. 13 octobre.
Jeudi soir. Premier
concert du « quatuor électrique ». Cambouis a toujours préféré les
« morceaux durs » de LSD. Ce soir, il va être servi à ce
niveau-là : Allez les gars, Dernier
pogo à Paris, Pourquoi, Romania 94... Il faut aussi contenir les
débordements des ambianceurs et des ambianceuses mais tout cela a été convenu
auparavant avec le dénommé Karpov, fan trublion,
réprimandé depuis le gig à la
Flèche d'Or, qui s'efforce cette fois-ci, tout le long du set
lysergique de contenir les enthousiastes avec Mathieu Drapeau Blanc, Sylvain
RM, Phil Ulan Bayonne et même David le big
boss des Combustibles qui est descendu au charbon, le phare des
vigi-partisans étant Géant Vert, nettement avantagé par la nature pour ce rôle
ingrat.
2011. 14 octobre.
Vendredi après-midi.
Cimetière intercommunal de Clamart. Cérémonie de crémation. Le professeur Khin
Sok a quitté ce monde il y a quelques jours à peine. Tous ses anciens étudiants
présentent leurs condoléances aux membres de la famille du défunt.
Vendredi soir. Paris XIIe.
Retour de la Fraktion
acoustique aux Combustibles. Sur scène : une jeune demoiselle que vous
avez déjà aperçue à la Flèche
d’Or est venue en renfort six-cordes jouer Soldats
Perdus et Saigon Oi avec nous. Dans
la salle : une camarade de lycée pas vue véritablement depuis …
1975 ! Je ne sais plus si ce soir-là, j’ai joué de l’harmonica sur Jeunes Voleurs mais je crois bien que
j’ai dédié Pale Blue Eyes à toutes
celles qui n’avaient pas forcément les yeux de la même couleur. À force de voir
tous les jours un contingent de jeunes lyonnais débouler aux Combustibles, je
ne sais plus quand j’ai vu Mister Lugh Spirit et sa compagne. En tout cas,
Salutations à tous les Gones montés sur Paris et leur soutien effectif à LSD
depuis le début cette Semaine sauvage est fort appréciable surtout qu’il n’a
pas occasionné de décerclage de tonneaux comme ce fut le cas l’année précédente
dans le pays de Langres. À la fin du concert, ce qui était officieux devient
officiel, il y aura un concert supplémentaire, mercredi 19 octobre au même
endroit avec LSD canal quasi-historique sur scène, c’est-à-dire moi-même,
Rikko, Jean-Claude, Jean-Pierre et Manu Camion en tant que bassiste supplétif…
2011. 15 octobre.
Samedi soir. Deuxième concert du « quatuor électrique ». Même
ambiance dans la salle que celle du 13. Avec un camarade partisan, d'ordinaire
responsable de s.o. mais retransmuté en pogoteur énivré à cause d’un certain
nombre de morceaux auxquels il peut s’identifier sans peine. Au premier rang
également, Charlie Psycho qu'on n'avait pas recroisé depuis un sacré bout de
temps. Sur scène, ce fut plus cool
pour Cambouis, moins de spotlights et
plus de ventilateurs, donc une climatisation parfaite pour jouer En France, le « morceau
interdit ». Personnellement, côté scène, j’ai préféré ce concert à celui
de jeudi, peut-être parce que Cambouis avait remis un vieux tee-shirt d’époque
mais néanmoins magnifique avec le visuel de Last Resort … Côté salle, je vous
laisse consulter la chronique de la soirée par Gilles d’Aurillac visible sur le
forum LSD du website partisan que vous n’êtes pas sans connaître (http://www.la-souris-deglinguee.com/forum/viewtopic.php?f=18&t=422
- p2194)
2011. 16 octobre.
Sunday morning. Comme la chanson du
même nom. Au départ, ce jour off
avait été calé pour que Cambouis puisse jouer le même soir dominical avec
Wunderbach en première partie des Angelic Upstarts, finalement cet évènement
n'a pas eu lieu, ce qui était prévisible avec les Anglais, coutumiers en
matière de faux-bond depuis 1986, Rappelez-vous, Porte de Montreuil au mois de
décembre sous le chapiteau et il n’y a pas si longtemps du côté du Glaz’art.
2011.
17 octobre.
Lundi matin.
Champs-sur-Marne. Pagode Bodhivansa. Cérémonie du septième jour. Pensées pour
le professeur Khin Sok qui a quitté ce Monde. Tous ses anciens étudiants
présents, reconnaissants pour ses enseignements sur la langue et la
civilisation khmères.
Lundi après-midi.
Bastille. Ouverture d’une billetterie chez Born Bad pour le concert de
mercredi.
2011. 18 octobre.
Mardi soir. Paris XIIIe. Local lunatique.
Répétition pour Manu Camion qui doit apprendre sur le champ, la basse de six
morceaux supplémentaires. Jean-Claude ne se fait pas prier pour jouer
quand je lui dis qu’on va rajouter un classique d’Eddie Cochran, vous savez,
celui où il affirme que « when you hear the music you can’t sit still, if
your brother won’t rock, your sister will… ».
2011. 19 octobre.
Mercredi matin. Petit
détour par Ivry-sur-Seine pour aller chercher un ampli Fender Hot Rod pour
Rikko. Ben oui, le camarade bassiste passe à la six-cordes électrique donc faut
du matos en rapport ... Ce qui n'est pas nouveau pour lui sur disque ( c'est
lui qui en joue sur Made in Japan
Roppongi Blues et Profite de la
guerre) va l'être sur scène.
Mercredi soir. Retour sous la Coulée verte. J'arrive à
18h30 dans le XIIe après un détour par l'arrondissement au chiffre
fatidique. Tout le monde est déjà sur scène, de gauche à droite: Manu Camion,
Jean-Pierre, Jean-Claude et Rikko. Je les rejoins sans tarder pour faire la
balance. MC joue avec l'ancienne Fender Precision de Rikko, JP utilise ma
Yamaha électro-acoustique, Rikko est armé de sa Jagmaster et pour moi pas de
changement, c'est l'Ibanez de toutes ces dernières années. Celles et ceux qui
assistent au soundcheck savent à quoi
s'attendre pour le reste de la soirée. C'est tout le répertoire acoustique, électrifié!
Mais augmenté de plusieurs titres ! L'impression d'être de nouveau en 1979,
normal, le morceau choisi pour commencer le concert est ... Come on everybody ! Comme
au Golf-Drouot et au Gibus à l'époque de nos débuts. L'autre reprise surprise est un morceau du Velvet
Underground: We're gonna have a real good
time together. Ça c'est LSD circa 1977-78. Jean-Claude n'a pas l'air
mécontent de pouvoir réinterpréter Détachement
féminin rouge, Yasmina, Weekend sauvage et Putain de zone. Malgré les suggestions explicites d'une partie du
public aux pommettes saillantes, un seul oubli: Haine, haine, haine ! Le retour de la face B est donc promis
pour la prochaine fois.
2011. 23
octobre. Chronique de la Semaine sauvage de LSD aux
Combustibles par Tâm Tamos mise en ligne sur le forum LSD du website partisan (http://www.la-souris-deglinguee.com/forum/viewtopic.php?f=18&t=431#p2193).
2011. 25 octobre. Lu sur
la Toile :
« Une semaine sous LSD », véritable contribution en matière d’analyse
lysergiste signée King Martov, très pertinente, suite à son passage aux
Combustibles dès les premiers soirs de la Semaine sauvage (http://www.theground.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=97:une-semaine-sous-lsd&catid=3:icones).
2011. 26
octobre. Mercredi après-midi. Répétition du duo
lysergique acoustique en présence des caméras de Philippe MAAD. Rikko de nous
dire qu’il y a déjà la version 20111019 de Jeunes
voleurs qui traine sur You Tube (http://youtu.be/t7MU1m9H57s). Une captation partisane réalisée sur le vif, mercredi
dernier, fort sympathique.
2011. 29
octobre. Miss Anne PCR de Montpellier a mis en
ligne sur le forum LSD sa fin de Semaine sauvage aux Combustibles et au très
vietnamien « Foyer de nos ancêtres », quelques photos pour illustrer
la chronique de Gilles d’Aurillac (http://www.la-souris-deglinguee.com/forum/viewtopic.php?f=18&t=422).
2011. 30
octobre. Sunday
morning. Mise en ligne de la vidéo Soldats
Perdus en version acoustique (http://www.youtube.com/watch?v=k0zpPVOMyJQ) pour annoncer le concert du binôme lysergique à Décines le
samedi 5 novembre, dans les zones tribales du Lughistan. La bonne surprise
audio pour les partisans qui ont renoncé à écouter la radio et regarder la
télévision, c’est l’initiative de pussynat68,
cette personne a encodé un morceau plutôt rare, en l’occurence Fille de New York (http://www.youtube.com/watch?v=bomlQ_o5bOY) sur la chaine
tubulaire que vous connaissez bien. Encore un morceau qu’il faudra bien replacer
au répertoire en ces temps de retour aux fondamentaux.
|