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LIMA SIERRA DELTA LXII
Le soixante deuxième bulletin
de liaison que vous avez devant les yeux ne saurait être autre chose que de la
pure propagande. Il est édité de manière épisodique par le Comité de sédition
culturelle de cette association de malfaiteurs musicaux connus sous le nom de La Souris Déglinguée,
des artistes multirécidivistes sévissant sur le plus grand Hexagonistan depuis
pas mal de temps. Les admiratrices et les partisans de cette lysergie qui sont
déconnectés du Web et désirent néanmoins se tenir informés, enverront à Lima
Sierra Delta, autant d’enveloppes correctement affranchies, mentionnant noms et
adresses des destinataires, pour recevoir gracieusement les prochains
bulletins.
Adresse postale : Lima
Sierra Delta, b.p. 39, 75221 Paris cedex 05. France.
Contact e-mail : (
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
)
Autre webinfos : (la-souris-deglinguee.com )
Flashback
Avril
2010. Sortie de
Rock & Folk # 512. À la page 93,
une chronique laudative de l’album As-tu
déjà oublié ? Son auteur : Nicolas Ungemuth. Vive les anciens scooter boys !
Vendredi
2 avril 2010. Paris XVIIIe. La
Boule Noire. Huggy P.Box m’a invité de passer faire un tour
au concert de La
Canaille. Un groupe de rap inhabituel : avec guitare et
basse. Dans la salle, un jeune homme de Montbéliard vu précédemment derrière
ses fûts sur la scène de l’Atelier des Môles, pour épauler René ex-No Fuck
Bébé.
Samedi
3 avril 2010. Paris XIIe. Gare de Lyon. Salle : Les
Combustibles. Au sous-sol : Wunder Marco, Cambouis, Huggy P.Box,
Graziella. C’est le concert de Tio Manuel, des Fab Mods et de The Run. Le
bassiste commun au premier et au troisième groupe sort tout juste de l’hôpital.
J’ai cru comprendre que le nouveau batteur de Tio Manuel avait déjà œuvré pour
Brada Peter, l’ensemble sonne désormais très Outsiders (le groupe reggae rock
de Wunder Manu circa 1985). Le bassiste
du second groupe est un ancien WC3 et à l’instar de la reprise qu’ils font des
Who, on peut dire que The kids are
alright. After à la
Villa d’Or avec Anne PCR et Drapeau Blanc.
Lundi
12 avril 2010. Paris XIe. Petite fiesta à
l’occasion de la sortie du livre As-tu
déjà oublié ?, au fonds d’une impasse pas très loin de Thé-Troc et de
l’ex-Sabaï Di. Parmi l’assistance, Karine M. et Chris Ferguson, Laurent S. venu
tout droit du Royaume de Lothaire, : le big boss de Võ Ðường, le
magazine consacré au 武术 annamite, MT, un illustrateur né à Saigon et aperçu dans le clip Vénales Fiançailles ainsi que son amie
aux « jolis sourcils ». Sur scène, le duo que vous connaissez
augmenté d’une jeune guitariste supplétive, le temps de jouer Le pays que Dieu a oublié est celui de mon
père.
Mardi
13 avril 2010. Toutes celles et ceux qui ont juste
acheté le cd ATDO à partir de cette date ont peut-être remarqué que le code de
la référence est Clandestines 2/2…Merci à toutes celles et tous ceux qui ont
auparavant fait l’acquisition d’ ATDO Clandestines 2/1.
Mercredi
14 avril 2010. Paris XIIIe. Répétition avec
Wunder Manu pour le concert celtique.
Vendredi
16 avril 2010. Gros nuage dans le ciel de l’Europe de
l’Ouest. Paris XIXe....Les New York Dolls sont de retour
à Paname. Pas le temps de faire une partie de billard (il n’y en a plus dans la
salle au première étage) en face des Abattoirs ». Je file vers le Trabendo
et j’arrive pour I’m looking for a kiss.
L’occasion de saluer un Trotskids, de recroiser une Miss Bonsergent qui me
vante les mérites musicaux des Ramines de Normandie et de discutailler avec
Henri-Paul qu’on n’avait pas revu depuis le New Moon circa 1989… Sur scène, Sylvain Sylvain nous gratifie d’une danse
jacksonienne tandis que le reste des Dolls joue Beat it ! Mémorable aussi, la ré-orchestration reggae d’une
partie de Trash ! Il y a aussi
un célèbre acteur de cinéma qui essaye de rentrer backstage : You can’t put your arms around a memory…
Mercredi
21 avril 2010. Paris XIIIe. Répétition avec Wunder Manu pour le
concert celtique.
Jeudi
22 avril 2010. Paris XVIIIe. Rendez-vous au
Point Bar. Accoudés au zinc : Jean-Pierre, Jean-Claude et Olivier R. Ce
dernier a souhaité faire un entretien croisé à trois. Il a déjà interviewé
Rikko, Muzo, Hervé P., Dominique R., Denis W. et s’apprête à rencontrer tous
les autres principaux concernés (Cambouis, Thierry M …) pour les faire parler
dans son dictaphone. L’impression que ce jeune homme de Chaville-Viroflay
prépare un manuel d’histoire lysergique.
Samedi 24 avril 2010.
Kallag ! Le camarade Géant Vert, pourtant plus celte que moi au niveau de
l’ethnicité nationale, avait envoyé un courriel où il insistait sur le fait
qu’il fallait écrire
« Callac » avec un c. J’ai
constaté sur place que l’orthographe tricolore n’était plus obligatoire, bonne
nouvelle ! LSD est donc descendu à Kallag pour un fest-no(ï)z avec des
groupes de Petite et de Grande-Bretagne. Dans le tortillard en partance de
Gwengamp, un voyageur natif nous a demandé si le groupe était là pour jouer aux « Vieilles charrettes
de Karaez ». La réponse : Nenni ! LSD est invité ce soir au
Bacardi ! L’endroit ne paye pas de mine à l’extérieur, mais une fois à
l’intérieur, il faut reconnaître qu’on n’a pas ça à Paris : une belle
salle sur deux étages. Le maître des lieux, un ancien patron de discomobile
nous explique qu’Alan Stivell a préparé son comeback
ici même, quant à Ludo de l’asso Melrose, il a bien fait les choses,
puisqu’il a loué pour LSD quatre amplis guitare au lieu de trois, ça tombe bien
puisqu’il a été convenu que le camarade Wundermanu rejoigne les trois muridés
sur scène avec sa six-cordes. Le gaillard est coutumier du fait, il a déjà joué
à trois reprises avec LSD : à Faverges en 1982, au Bataklang en 2001 et au
Gibus en 2008. Ce qui laisse prévoir une bataille scénique bien
sympathique : deux LSD versus
deux Wunderbach. Les privilégiés ont même eu droit à Paris n’est pas Londres pendant le soundcheck. La loge est à l’étage à proximité du Dixie bar. C’est
l’endroit choisi pour répondre aux questions des journalistes envoyés par une
radio locale. Actualité oblige, évocation d’ATDO et des années 1980-1981. Rikko
a même parlé de Leproux. Les amateurs de ballon rond connaissent aujourd’hui
bien ce nom. C’est celui du patron d’une célèbre équipe. Nous avons connu le
père qui de manière infondée nous avait traité, Rikko et moi-même, de
« Casseurs ! Dealers ! » avant de nous exclure
définitivement de son night-club au premier étage du Café d’Angleterre, boulevard
des Capucines, c’était à la mi-janvier
1981… Dans la salle, beaucoup de jeunes gens déjà vus à : Boska, Tommy
Gun, Enzo L15 et sa moitié, Hélène M. et Marianne M. mais aussi tous les
autres, sans compter la horde de rotweilers qui courent sur le parking tandis
que leurs propriétaires font de la chorégraphie devant la scène (un jour, il y
aura peut-être des dogues du Tibet dans l’Ar-Goat si le camarade Laskap se
décide à les importer). Pas vu Charlie Harper depuis 1980 au Palace. I wanna be teenage et Warhead sont toujours nos morceaux
favoris. Quand nous quittons la salle, Le subversif en chef du Royaume-Uni est
toujours backstage en train de jouer Waiting for the man de Lou Reed à la
guitare sèche… Un peu avant, il y a eu un entretien avec une jeune Venète.
Lundi 26 avril 2010. Bien reçu le fanzine Rotten œufs smell terribeul’ # 24. Ce numéro contient un long
interview de Laurent C. d’Aurillac, rédacteur en chef de Gabba Gabba DeadFuck Commando. Ce jeune homme écrivait tout serré,
ligne contre ligne et à grand renfort de photocopieuses A4, réduisait le tout
pour obtenir une lisibilité minimale. L’époque des concerts au Fahrenheit, au
Cithéa, au Cirque d’Hiver et Laurent Chassagne. a fait la chronique de tous ces
évènements. Dans ce numéro de R.E.S.T, pas mal de ses photos de LSD circa 1986-1987 et aussi d’Asphalte
Serge. C’est vrai : il a contribué à la post-prod’ du clip Rangoon-Lhassa, en filant un bon coup de
main à son camarade Philippe R. pendant quelques nuits blanches de montage dans
les locaux de Duran à Guy Moquet.
Jeudi 29 avril 2010. Preview
du prémontage du concert à la
Méca, filmé par Eric B.
Vendredi
30 avril 2010. Orléans. Concert imprévu pour moi-même
et le camarade Wunder Manu. Jostone souhaitait nous rajouter au programme de
son festival Rock à Orléans qui se déroule à « l’Astrolable ». Une
nouvelle appellation, autrefois c’était tout simplement la salle du Baron.
Souvenir des concerts lysergiques effectués à cette endroit ou la Patinoire au-dessous en
1979 avec Bijou, Little Bob, Stinky Toys, Dogs, Suicide Roméo puis en 1982 avec
Infra-Rouge (Salutation à Jérôme M. l’Iranien). Cette fois-ci, l’histoire se
répète mais avec les Jet Boys de Tokyo (pas ceux de Freddy Lynx) et André
Williams. Backline de luxe :
Mesa Boogie et Fender. L’occasion de revoir le camarade Michel Rose, le plus
grand collectionneur de disques entre la Loire et L’Oural. Déjà en 78, il était le premier
à s’être procuré le 45 tours If The Kids
Are United de Sham 69, histoire de se déshabituer de Radio Birdman…
L’occasion de causer de J.P. « Troquet » ( alias Terkadec) avec une
jeune femme du terroir, de lui dire que le nom de La Souris Déglinguée
a été inventé à la fin 76 par ce camarade de lycée réfugié du côté des Aubrais
et parti sans dire adieu en 1987. L’occasion de bavarder avec l’ex frontman de Brigitte Bop et un ancien de
Civils-Radio. Une pensée à toutes celles
et tous ceux qui ont quitté Saigon, le même jour, il y a trente cinq ans.
Samedi
1 mai 2010. Paris XXe. La Flèche d’Or. Concert des
Jet Boys et de Pravda. Les premiers qui jouent plus longtemps qu’à Orléans font
même une version de My Way très
fidèle à celle de Sid Vicious.
Mardi
4 mai 2010. Paris XVIIIe. Depuis quelques
jours, Down By The Jetty et Malpractice ont retrouvé le chemin du
tourne-disque, histoire de se préparer, « à quoi » se demanderont
certains ? À aller voir Oil city
confidential, le film de Julian Temple consacré à Doctor Feelgood. La
projection a lieu à la Cigale
et Wilko Johnson accompagné par les Blockheads, va faire un concert, juste
après. Quand j’arrive devant la salle, j’ai l’impression d’être boulevard
Voltaire, Back in the night en 1975,
le 7 mars pour êtr exact, à croire que tous les fans parisiens de l’époque sont
de nouveau au rendez-vous. Il ne manque que les Havrais en première partie, en
tout cas, Gilles Mallet (camarade de collège !) est déjà dans la file
d’attente. Il y a même les Jet Boys pas encore rentrés à Tokyo qui déboulent de
la rue des Martyrs et notons la présence de Jean William Thoury, un des
premiers journalistes à avoir chroniqué les Feelgoods dans le magazine Extra,
plus de trois décennies auparavant. En règle générale, les rockumentaires
n’offrent pas beaucoup d’intérêt car ils sont le plus souvent des commandes de
maisons de disques faites aux pubards de service. Force est de constater que
dans Oil City Confidential, il se
passe réellement quelque chose, les images restent gravées dans la tête,
comparativement, je n’ai aucun souvenir du film The Greatest Rock’n’Roll Swindle. Deux explications à ce
constat : soit Julian Temple qui est l’auteur des deux films a fait des
progrès au niveau de la scénographie, soit il s’agit à l’écran de la revanche
naturelle du pub rock sur sa
progéniture punk. C’est vrai que Wilko Johnson était et reste complètement
épilétique mais filmogénique, quant à la mère de feu Lee Brilleaux, elle est,
disons, extraordinaire. Pour ce qui est du concert, juste une légère
déception : John Wilkinson n’a pas joué avec sa télécaster, à part ça,
quoi dire ? Canvey Island Billy
rules o.k. !
Jeudi
6 mai 2010. Paris XIXe. Concert d’André
Williams et les Goldstars au Bus Palladium. Croisé Bortek de Jade Wio et Baldo
(Merci pour le vinyl à la mémoire de Sébastien). G.B. Kiss à Cécile la Soundière. L’événement
est organisé par Jostone Traffic. Les quatre musiciens accompagnateurs sont
impeccables. L’impression de remonter le temps à toute vitesse. Du vrai punk
rock blues de Jailbait ! Slackness dans les lyrics du vétéran,
normal on est à Pigalle by night !
ATDO, chansons
pour guitare électrique : un petit livre
contenant tous les textes de chansons que j’ai pu écrire entre 1979 et 2007,
c’est-à-dire les classiques, les rares et aussi les inédits. C’est Laurent
Chalumeau qui a fait la préface. Les textes sont classés par ordre de création
et ne suivent pas forcément la discographie officielle. Pour faire
l’acquisition de ce songue-bouc, il suffira de le commander sur le site clandestines79.fr
ou bien de se le procurer aux points de vente suivants :
Ambiphoque, 10 rue de Écoles, 75005 Paris.
L’Harmattan, 21 bis rue des Écoles, 75005 Paris.
Joseph Gibert Disques, 34 boulevard Saint-Michel, 75006 Paris.
Silly Melody, 14 bd Saint-Michel, 75006 Paris.
Parallèles, 47 rue Saint-Honoré, 75001 Paris.
Born Bad, 17 rue Keller, 75011 Paris.
Lady Long Solo, 38 rue Keller, 75011 Paris.
Le Silence de la Rue. 39 rue Faidherbe, 75011 Paris.
La Plume Vagabonde, 32 Rue de Lancry, 75010 Paris.
Total Heaven 6 rue de Candale 33000 Bordeaux.
Undersounds, 6 rue de Gorre, 87000 Limoges.
Mardi 11 mai 2010. Apparemment les supporters de
LSD s’activent entre Alger et Montpellier. Pas nécessaire d’en écrire plus pour
l’instant. À très bientôt sur scène et dans la salle . Tango Alpha India.
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