De croiser Tai-Luc, jeune Géronimo en 79, a assurément changé de manière définitive, le sens de la vie des toutes premières recrues du “Détachement Féminin Rouge” à l'origine de(s) Clandestines. 

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LIMA SIERRA DELTA LXII

Le soixante deuxième bulletin de liaison que vous avez devant les yeux ne saurait être autre chose que de la pure propagande. Il est édité de manière épisodique par le Comité de sédition culturelle de cette association de malfaiteurs musicaux connus sous le nom de La Souris Déglinguée, des artistes multirécidivistes sévissant sur le plus grand Hexagonistan depuis pas mal de temps. Les admiratrices et les partisans de cette lysergie qui sont déconnectés du Web et désirent néanmoins se tenir informés, enverront à Lima Sierra Delta, autant d’enveloppes correctement affranchies, mentionnant noms et adresses des destinataires, pour recevoir gracieusement les prochains bulletins.

Adresse postale : Lima Sierra Delta, b.p. 39, 75221 Paris cedex 05. France.

Contact e-mail : ( Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir )

Autre webinfos : (la-souris-deglinguee.com )

Flashback 

Avril 2010.  Sortie de Rock & Folk # 512. À la page 93, une chronique laudative de l’album As-tu déjà oublié ? Son auteur : Nicolas Ungemuth. Vive les anciens scooter boys !

Vendredi 2 avril 2010. Paris XVIIIe. La Boule Noire. Huggy P.Box m’a invité de passer faire un tour au concert de La Canaille. Un groupe de rap inhabituel : avec guitare et basse. Dans la salle, un jeune homme de Montbéliard vu précédemment derrière ses fûts sur la scène de l’Atelier des Môles, pour épauler René ex-No Fuck Bébé.

Samedi 3 avril 2010. Paris XIIe. Gare de Lyon. Salle : Les Combustibles. Au sous-sol : Wunder Marco, Cambouis, Huggy P.Box, Graziella. C’est le concert de Tio Manuel, des Fab Mods et de The Run. Le bassiste commun au premier et au troisième groupe sort tout juste de l’hôpital. J’ai cru comprendre que le nouveau batteur de Tio Manuel avait déjà œuvré pour Brada Peter, l’ensemble sonne désormais très Outsiders (le groupe reggae rock de  Wunder Manu circa 1985). Le bassiste du second groupe est un ancien WC3 et à l’instar de la reprise qu’ils font des Who, on peut dire que The kids are alright. After  à la Villa d’Or avec Anne PCR et Drapeau Blanc.

Lundi 12 avril 2010. Paris XIe. Petite fiesta à l’occasion de la sortie du livre As-tu déjà oublié ?, au fonds d’une impasse pas très loin de Thé-Troc et de l’ex-Sabaï Di. Parmi l’assistance, Karine M. et Chris Ferguson, Laurent S. venu tout droit du Royaume de Lothaire, : le big boss de Võ Ðường, le magazine consacré au 武术 annamite, MT, un illustrateur né à Saigon et aperçu dans le clip Vénales Fiançailles ainsi que son amie aux « jolis sourcils ». Sur scène, le duo que vous connaissez augmenté d’une jeune guitariste supplétive, le temps de jouer Le pays que Dieu a oublié est celui de mon père.

Mardi 13 avril 2010. Toutes celles et ceux qui ont juste acheté le cd ATDO à partir de cette date ont peut-être remarqué que le code de la référence est Clandestines 2/2…Merci à toutes celles et tous ceux qui ont auparavant fait l’acquisition d’ ATDO Clandestines 2/1.

Mercredi 14 avril 2010. Paris XIIIe. Répétition avec Wunder Manu pour le concert celtique.

Vendredi 16 avril 2010. Gros nuage dans le ciel de l’Europe de l’Ouest. Paris XIXe....Les New York Dolls sont de retour à Paname. Pas le temps de faire une partie de billard (il n’y en a plus dans la salle au première étage) en face des Abattoirs ». Je file vers le Trabendo et j’arrive pour I’m looking for a kiss. L’occasion de saluer un Trotskids, de recroiser une Miss Bonsergent qui me vante les mérites musicaux des Ramines de Normandie et de discutailler avec Henri-Paul qu’on n’avait pas revu depuis le New Moon circa 1989… Sur scène, Sylvain Sylvain nous gratifie d’une danse jacksonienne tandis que le reste des Dolls joue Beat it ! Mémorable aussi, la ré-orchestration reggae d’une partie de Trash ! Il y a aussi un célèbre acteur de cinéma qui essaye de rentrer backstage : You can’t put your arms around a memory…

Mercredi 21 avril 2010. Paris XIIIe. Répétition avec Wunder Manu pour le concert celtique.

Jeudi 22 avril 2010. Paris XVIIIe. Rendez-vous au Point Bar. Accoudés au zinc : Jean-Pierre, Jean-Claude et Olivier R. Ce dernier a souhaité faire un entretien croisé à trois. Il a déjà interviewé Rikko, Muzo, Hervé P., Dominique R., Denis W. et s’apprête à rencontrer tous les autres principaux concernés (Cambouis, Thierry M …) pour les faire parler dans son dictaphone. L’impression que ce jeune homme de Chaville-Viroflay prépare un manuel d’histoire lysergique.

Samedi 24 avril 2010. Kallag ! Le camarade Géant Vert, pourtant plus celte que moi au niveau de l’ethnicité nationale, avait envoyé un courriel où il insistait sur le fait qu’il fallait  écrire « Callac » avec un c. J’ai constaté sur place que l’orthographe tricolore n’était plus obligatoire, bonne nouvelle ! LSD est donc descendu à Kallag pour un fest-no(ï)z avec des groupes de Petite et de Grande-Bretagne. Dans le tortillard en partance de Gwengamp, un voyageur natif nous a demandé si le groupe était  là pour jouer aux « Vieilles charrettes de Karaez ». La réponse : Nenni ! LSD est invité ce soir au Bacardi ! L’endroit ne paye pas de mine à l’extérieur, mais une fois à l’intérieur, il faut reconnaître qu’on n’a pas ça à Paris : une belle salle sur deux étages. Le maître des lieux, un ancien patron de discomobile nous explique qu’Alan Stivell a préparé son comeback ici même, quant à Ludo de l’asso Melrose, il a bien fait les choses, puisqu’il a loué pour LSD quatre amplis guitare au lieu de trois, ça tombe bien puisqu’il a été convenu que le camarade Wundermanu rejoigne les trois muridés sur scène avec sa six-cordes. Le gaillard est coutumier du fait, il a déjà joué à trois reprises avec LSD : à Faverges en 1982, au Bataklang en 2001 et au Gibus en 2008. Ce qui laisse prévoir une bataille scénique bien sympathique : deux LSD versus deux Wunderbach. Les privilégiés ont même eu droit à Paris n’est pas Londres pendant le soundcheck. La loge est à l’étage à proximité du Dixie bar. C’est l’endroit choisi pour répondre aux questions des journalistes envoyés par une radio locale. Actualité oblige, évocation d’ATDO et des années 1980-1981. Rikko a même parlé de Leproux. Les amateurs de ballon rond connaissent aujourd’hui bien ce nom. C’est celui du patron d’une célèbre équipe. Nous avons connu le père qui de manière infondée nous avait traité, Rikko et moi-même, de « Casseurs ! Dealers ! » avant de nous exclure définitivement de son night-club au premier étage du Café d’Angleterre, boulevard des Capucines, c’était  à la mi-janvier 1981… Dans la salle, beaucoup de jeunes gens déjà vus à : Boska, Tommy Gun, Enzo L15 et sa moitié, Hélène M. et Marianne M. mais aussi tous les autres, sans compter la horde de rotweilers qui courent sur le parking tandis que leurs propriétaires font de la chorégraphie devant la scène (un jour, il y aura peut-être des dogues du Tibet dans l’Ar-Goat si le camarade Laskap se décide à les importer). Pas vu Charlie Harper depuis 1980 au Palace. I wanna be teenage et Warhead sont toujours nos morceaux favoris. Quand nous quittons la salle, Le subversif en chef du Royaume-Uni est toujours backstage en train de jouer Waiting for the man de Lou Reed à la guitare sèche… Un peu avant, il y a eu un entretien avec une jeune Venète.

 

       Lundi 26 avril 2010. Bien reçu le fanzine Rotten œufs smell terribeul’ # 24. Ce numéro contient un long interview de Laurent C. d’Aurillac, rédacteur en chef de Gabba Gabba DeadFuck Commando. Ce jeune homme écrivait tout serré, ligne contre ligne et à grand renfort de photocopieuses A4, réduisait le tout pour obtenir une lisibilité minimale. L’époque des concerts au Fahrenheit, au Cithéa, au Cirque d’Hiver et Laurent Chassagne. a fait la chronique de tous ces évènements. Dans ce numéro de R.E.S.T, pas mal de ses photos de LSD circa 1986-1987 et aussi d’Asphalte Serge. C’est vrai : il a contribué à la post-prod’ du clip Rangoon-Lhassa, en filant un bon coup de main à son camarade Philippe R. pendant quelques nuits blanches de montage dans les locaux de Duran à Guy Moquet.

       Jeudi 29 avril 2010. Preview du prémontage du concert à la Méca, filmé par Eric B.

Vendredi 30 avril 2010. Orléans. Concert imprévu pour moi-même et le camarade Wunder Manu. Jostone souhaitait nous rajouter au programme de son festival Rock à Orléans qui se déroule à « l’Astrolable ». Une nouvelle appellation, autrefois c’était tout simplement la salle du Baron. Souvenir des concerts lysergiques effectués à cette endroit ou la Patinoire au-dessous en 1979 avec Bijou, Little Bob, Stinky Toys, Dogs, Suicide Roméo puis en 1982 avec Infra-Rouge (Salutation à Jérôme M. l’Iranien). Cette fois-ci, l’histoire se répète mais avec les Jet Boys de Tokyo (pas ceux de Freddy Lynx) et André Williams. Backline de luxe : Mesa Boogie et Fender. L’occasion de revoir le camarade Michel Rose, le plus grand collectionneur de disques entre la Loire et L’Oural. Déjà en 78, il était le premier à s’être procuré le 45 tours If The Kids Are United de Sham 69, histoire de se déshabituer de Radio Birdman… L’occasion de causer de J.P. « Troquet » ( alias Terkadec) avec une jeune femme du terroir, de lui dire que le nom de La Souris Déglinguée a été inventé à la fin 76 par ce camarade de lycée réfugié du côté des Aubrais et parti sans dire adieu en 1987. L’occasion de bavarder avec l’ex frontman de Brigitte Bop et un ancien de Civils-Radio. Une pensée à toutes celles et tous ceux qui ont quitté Saigon, le même jour, il y a trente cinq ans.

Samedi 1 mai 2010. Paris XXe. La Flèche d’Or. Concert des Jet Boys et de Pravda. Les premiers qui jouent plus longtemps qu’à Orléans font même une version de My Way très fidèle à celle de Sid Vicious.

Mardi 4 mai 2010.  Paris XVIIIe. Depuis quelques jours, Down By The Jetty et Malpractice ont retrouvé le chemin du tourne-disque, histoire de se préparer, « à quoi » se demanderont certains ? À aller voir Oil city confidential, le film de Julian Temple consacré à Doctor Feelgood. La projection a lieu à la Cigale et Wilko Johnson accompagné par les Blockheads, va faire un concert, juste après. Quand j’arrive devant la salle, j’ai l’impression d’être boulevard Voltaire, Back in the night en 1975, le 7 mars pour êtr exact, à croire que tous les fans parisiens de l’époque sont de nouveau au rendez-vous. Il ne manque que les Havrais en première partie, en tout cas, Gilles Mallet (camarade de collège !) est déjà dans la file d’attente. Il y a même les Jet Boys pas encore rentrés à Tokyo qui déboulent de la rue des Martyrs et notons la présence de Jean William Thoury, un des premiers journalistes à avoir chroniqué les Feelgoods dans le magazine Extra, plus de trois décennies auparavant. En règle générale, les rockumentaires n’offrent pas beaucoup d’intérêt car ils sont le plus souvent des commandes de maisons de disques faites aux pubards de service. Force est de constater que dans Oil City Confidential, il se passe réellement quelque chose, les images restent gravées dans la tête, comparativement, je n’ai aucun souvenir du film The Greatest Rock’n’Roll Swindle. Deux explications à ce constat : soit Julian Temple qui est l’auteur des deux films a fait des progrès au niveau de la scénographie, soit il s’agit à l’écran de la revanche naturelle du pub rock sur sa progéniture punk. C’est vrai que Wilko Johnson était et reste complètement épilétique mais filmogénique, quant à la mère de feu Lee Brilleaux, elle est, disons, extraordinaire. Pour ce qui est du concert, juste une légère déception : John Wilkinson n’a pas joué avec sa télécaster, à part ça, quoi dire ? Canvey Island Billy rules o.k. !

Jeudi 6 mai 2010. Paris XIXe. Concert d’André Williams et les Goldstars au Bus Palladium. Croisé Bortek de Jade Wio et Baldo (Merci pour le vinyl à la mémoire de Sébastien). G.B. Kiss à Cécile la Soundière. L’événement est organisé par Jostone Traffic. Les quatre musiciens accompagnateurs sont impeccables. L’impression de remonter le temps à toute vitesse. Du vrai punk rock blues de Jailbait ! Slackness dans les lyrics du vétéran, normal on est à Pigalle by night !      ATDO, chansons pour guitare électrique : un petit livre contenant tous les textes de chansons que j’ai pu écrire entre 1979 et 2007, c’est-à-dire les classiques, les rares et aussi les inédits. C’est Laurent Chalumeau qui a fait la préface. Les textes sont classés par ordre de création et ne suivent pas forcément la discographie officielle. Pour faire l’acquisition de ce songue-bouc, il suffira de le commander sur le site clandestines79.fr ou bien de se le procurer aux points de vente suivants :
Ambiphoque, 10 rue de Écoles, 75005 Paris.
L’Harmattan, 21 bis rue des Écoles, 75005 Paris.
Joseph Gibert Disques, 34 boulevard Saint-Michel, 75006 Paris.
Silly Melody, 14 bd Saint-Michel, 75006 Paris.
Parallèles, 47 rue Saint-Honoré, 75001 Paris.
Born Bad, 17 rue Keller, 75011 Paris.
Lady Long Solo, 38 rue Keller, 75011 Paris.
Le Silence de la Rue. 39 rue Faidherbe, 75011 Paris.
La Plume Vagabonde, 32 Rue de Lancry, 75010 Paris.
Total Heaven 6 rue de Candale 33000 Bordeaux.
Undersounds, 6 rue de Gorre, 87000 Limoges.
 

Mardi 11 mai 2010.  Apparemment les supporters de LSD s’activent entre Alger et Montpellier. Pas nécessaire d’en écrire plus pour l’instant. À très bientôt sur scène et dans la salle . Tango Alpha India.

 

 

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Chroniques

Samedi 30 octobre 2010
LSD au festival Nevers à Vif


Vendredi 5 novembre 2010
LSD à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor)
à la Citrouille

Samedi 11 décembre 2010 LSD à La Scène Vernouillet (Yvelines)

 

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